Le guide des études en Finlande : Comment étudie-t-on à SAMK ?

Les pays nordiques sont réputés pour leur système pédagogique exceptionnel. C’est notamment une des raisons qui m’a poussée à faire mon semestre Erasmus en Finlande. Le système est-il vraiment différent ? Comment se déroule les examens ? Réponse dans cet article !

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Choisir ses cours

À SAMK, on est inscrit dans une certaine licence, dans mon cas c’est un Bachelor of Business Administration. Pourtant, je n’ai aucune idée de combien de personnes étudient également ce programme et je ne les vois jamais.

La raison est simple : les étudiants choisissent eux-mêmes quels cours ils suivront. Chaque étudiant construit son propre emploi du temps, en fonction de ses préférences du moment qu’il respecte le nombre de crédit qu’il est sensé valider pour son semestre.

Dans chaque cours nous sommes entre 10 et 20 étudiants et je ne retrouve jamais les personnes d’un cours à l’autre. Parfois je suis avec des étudiants de Business Administration comme moi, d’autres fois avec des étudiants de tourisme ou bien avec des étudiants en entrepreneuriat. La diversité ne s’arrête pas seulement au cursus mais elle s’étend aussi à l’âge : je peux être en cours avec des personnes de 18 ans qui viennent d’avoir leur baccalauréat tout comme je peux étudier avec des personnes de 23 ans qui sont en master.

L’avantage majeur de ce système est que l’on étudie uniquement des matières qui nous plaisent.

 

Les tailles des classes

Comme écrit plus haut dans l’article, en général nous sommes entre 10 et 20 par classe. Quand on s’inscrit à un cours, il y a un nombre de place maximum. Ces petits groupes de travail permettent d’avoir un réel contact avec les professeurs.

 

La proximité avec les enseignants

À SAMK, on n’appelle pas ses professeurs « Madame/Monsieur » ou « Professeur/e » : on les appelle par leurs prénoms tout simplement.

Il n’y a pas cette distance hiérarchique que l’on a en France. Les professeurs connaissent nos prénoms et peuvent avoir des discussions tout à fait normal avec leurs étudiants. Un de mes professeurs m’a même demandé en ami sur Facebook !

Lorsque l’on a des projets, les enseignants ne se content pas de nous donner des consignes et de nous noter à la fin. Tout au long du semestre ils nous conseillent, nous demandent de présenter notre progression, etc.

 

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Des cours dématérialisés

Une autre particularité est l’importance de l’ENT / du Moodle. En Finlande, personne ne prend de notes en cours. Personne. Car les cours sont systématiquement mis en ligne sur l’ENT. Certains cours ont même lieu uniquement en ligne ! Dans ce cas, il y a plusieurs ressources mise à disposition (cours vidéo, diapo, bibliographie) et un travail à réaliser (un essai par exemple).
D’ailleurs, en France quand vous avez un cours qui a pour volume horaire 80H (soit 3 crédits ECTS), cela signifie que vous aurez 80H de cours en TD ou en amphithéâtre par exemple. Mais en Finlande, le travail personnel est compté parmis ces 80H. Par exemple, dans mon cours de Brand Competence, qui s’est fait exclusivement sur l’ENT, l’enseignante a compté 45H de lecture et études du matériel (bibliographie, vidéos, etc) et 35H de rédaction pour l’essai.

Les sanctions

Je ne peux pas dire qu’il n’existe aucune sanction en Finlande, mais il y en a très peu. Par exemple, dans mon cours de Business Communication Skills, nous devions faire un CV vidéo. Ce travail comptait pour la note finale. Deux semaines après la date à laquelle nous étions sensés rendre ce devoir, le prof a demandé à un des élèves où était son CV car il ne l’avait toujours pas reçu. Voici ce qu’il s’est passé :

Le prof : Juuso, où est ton CV vidéo ?
Juuso : Je ne l’ai pas fait.
Le prof : Mais tu vas le faire ?
Juuso : Non. Je n’ai pas commencé et je ne sais pas si je le ferai.
Le prof (en rigolant) : Maaaais si tu le fera j’en suis sûr !

Cela s’est réellement passé ainsi. Jamais on ne verrait ça en France, personne ne refuse délibérément de faire le travail demandé. Au final, l’élève en question a quand même obtenu la note de 4/5 pour cet enseignement, sans avoir fait son CV vidéo.

 

La notation

En parlant de notes, les élèves sont notés entre 1 et 5. Voici globalement l’équivalence avec les notes en France :

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En plus, les professeurs notent très généreusement. Par exemple, pendant que je faisais tous mes voyages, j’avais un essai à rédiger. J’ai préféré profité de mes voyages alors j’ai plutôt bâclé cet essai. Pour vous donner une idée, je n’ai même pas relu ce que j’avais écris. Et pourtant, j’ai eu un 5/5 !

On nous a appris que ce système de notation permets presque à tous de réussir et que chaque élève décide de la note qu’il veut avoir. S’il veut avoir un 5, il sait quelle quantité de travail fournir. Mais si il ne le souhaite pas, il peut se contenter d’un 1 et quand même réussir son semestre. l’étudiant est autonome.

 

La présence

Dans la plupart des cours (sauf ceux où la présence fait partie de la note finale), la présence n’est ni obligatoire, ni contrôlée. Le principe est simple : les cours sont sur l’ENT alors il n’est pas indispensable d’aller en cours. Seuls ceux qui veulent des informations supplémentaires et un accompagnement viennent au cours.

C’est dans la même logique que la notation : l’étudiant est jugé autonome alors il décide de ses objectifs.

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Les examens

La plupart du temps, mes cours n’étaient pas notés en examen final. C’était plutôt des projets ou différents exercices notés. Mais j’ai quand même eu à passer quelques examens. Dans tous les cas, les examens ne constituaient pas la note finale, il y avait toujours un exercice ou un projet en plus pour équilibrer la note.

J’ai passé un examen en ligne, sur l’ENT, où les notes étaient autorisées. C’était donc très facile.

Mais j’ai aussi passé deux « réels » examens où le système est un petit plus particulier. Sur l’ENT, on a accès à une plateforme nommée « SAMK Exam ». On réserve le créneau que l’on souhaite dans la salle d’examen de SAMK. Pour mes deux examens, j’avais deux semaines pendant lesquelles je pouvais décider du moment où je passerais mon examen.

Le moment venu, il faut arriver quelques minutes en face puis mettre toutes ses affaires dans un casier sécurisé. C’est à dire que l’on ne peut pas emmener son sac, son téléphone, son manteau ou même un stylo dans la salle d’examen. On entre dans la salle seulement muni de sa carte d’identité. 

Dans le mail de confirmation de réservation, un numéro d’ordinateur est assigné. Car oui, les examens comme cela se font aussi en ligne (et toujours sur la plateforme « SAMK Exam ») !

La salle est composée d’une dizaine d’ordinateur, séparée pas des brises-vue afin que personne ne puisse regarder ce que fait son voisin.

Il y a des caméras de surveillance. Il faut met sa carte d’identité à un endroit spécifique sur la place puis se connecter à son ENT. L’examen se lance ensuite automatiquement.

Pour les deux examens que j’ai passé, le professeur avait prévu 2 heures. Dans les deux cas, j’ai fini les examens en 45 minutes, en sachant que j’étais très lente et que j’ai pris le temps de relire plusieurs fois.

 

Et l’anglais ?

Tous les cours que j’ai sélectionné étaient en anglais. Ce qui n’a pas empêché certains professeurs de parlaient en finnois à quelques occasions ou de nous donner des livres à livres en finnois. Mais ne vous inquiétez pas, cela reste très rare et les étudiants Erasmus sont dispensés de lire les livres en finnois.

Enfin, si tous les professeurs et élèves parlent finnois, cela ne veut pas dire qu’ils ont tous un excellent niveau. Voici par exemple une des consignes de mon cours de Financial Planning :

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Pour conclure sur cet article, j’ai adoré suivre des cours en Finlande. C’est très différent de ce que l’on connait dans les universités françaises, par rapport à l’importance de la pratique, aux tailles des classes et au système en général pour suivre des cours.

Un mois en Finlande

Aujourd’hui, ça fait exactement un mois que je suis en Finlande ! Qu’est-ce que j’ai fais pendant ce premier mois ?

DSCF0011 Rock Church, dessus.JPGVisiter Helsinki

Je suis arrivée en Finlande le 29 décembre mais puisque ma rentrée n’était que le 2 janvier, j’ai passé quelques jours à Helsinki avec Enora, une amie qui fait aussi son semestre d’échange en Finlande. Nous sommes donc arrivées à Helsinki le samedi en fin d’après-midi, mais avec la fatigue du voyage, nous n’avons fait que quelques courses pour le weekend et nous sommes reposées à l’hotel. 

Le lendemain, nous avions prévu une petite journée de tourisme dans la ville. Puisque c’était un dimanche, beaucoup des lieux que nous souhaitions visiter étaient fermés ou fermaient trop tôt pour que l’on puisse réellement en profiter. On a tout de même réussi à aller à la magnifique Rock Church et dans un parc pour voir le sublime Sibelius Monument. L’après-midi, nous nous sommes promenés le long de l’Esplanadi Park, pour atterrir dans un marché de Noël où nous avons goûté les fameux gloggi (équivalent de notre vin chaud français). En continuant, nous sommes allées à la Cathédrale Uspenski, qui est absolument magnifique. Et le soir, nous sommes allé dans un bar proche de notre hotel !

C’est seulement le lendemain matin que nous nous sommes rendu à Pori, pour découvrir notre nouveau « chez nous »

Essayer d’obtenir la wi-fi 

Comme je vous l’ai dis dans mon précédent article, Internet est inclus dans le loyer. Mais, Internet inclus ne veut pas dire internet installé ou prêt à être utilisé ! 

L’étudiante précédente m’avait laissé le kit fourni par l’agence de logement, qui contient la prise ADSL, le modem et le câble RJ45. Cependant, je n’avais plus le câble d’alimentation du modem. Il a donc fallu que j’aille à l’agence demander un autre kit. Une fois cette étape faite et les branchements effectués, je n’avais toujours pas internet car j’ai un MacBook, donc pas de prise ethernet ! 

Il fallait alors que j’achète un adaptateur pour relier le câble ethernet à mon ordinateur ou bien que j’achète un routeur wifi. Puisque que Pori n’est pas une très grande ville et que les Fnac n’existent pas, je n’ai trouvé qu’un routeur, ce qui n’est pas plus mal puisque j’ai désormais (enfin) la Wi-Fi  à mon appartement ! 

Marcher, marcher et encore marcher

Je n’ai acheté mon vélo qu’au bout de 2 semaines. Alors pour aller à l’université, il faut marcher 30 min. Puis à nouveau marcher 30min pour rentrer. Et évidemment, pour moi faire un Erasmus à l’étranger ne se réduit pas à juste à faire les trajets maison-université et université-maison, donc dès que je voulais sortir et découvrir d’autres endroits, le temps de marche s’étend… Les premiers jours je marchait environ 2h par jour… Mais hallelujah, j’ai maintenant mon vélo !

Acheter un vélo

Pour acheter un vélo, les tutors nous recommande tous d’aller à une boutique nommée Karhu Kirppis. Il s’agit d’un magasin de seconde main où y a tout une selection de vélo pour les étudiants. Les vélos coûtent 90 euros et lorsque que l’on ramène les vélos à la fin du séjour, le magasin nous rend 40 euros. De plus, l’entretien des vélos est assuré par le magasin et les anti-vols sont donnés !

IMG_20190108_152346 Arbres en allant au magazin de seconde main.jpgApprendre à faire du vélo sur la neige 

De base, faire du vélo sur la neige n’a rien de facile. Il faut faire constamment attention à ne pas glisser sur du verglas ou à ne pas foncer dans une butte de neige. Sans oublier, il y aussi le vent glacial qui gèle doigts, pieds et visage en 2 minutes chrono.

Heureusement, la Finlande a une excellente organisation pour la gestion de la neige. Des camions de déneigement circule fréquemment pour dégager les routes mais aussi les voies cyclables/piétonnes. Par conséquent, on ne roule jamais à travers 30 centimètres de neige (ce qui serait impossible). 

Travailler sur des projets de groupe

Comme je vous l’avez dit dans un article précèdent, il y a énormément de projets de groupe. Notamment la soirée que l’on doit organiser au Cabaret, qui est dans seulement 16 jours et qui est loin d’être complètement organisée !

Et en plus de ces projets, j’ai des travaux individuel à effectuer. Cette semaine, j’ai déjà certains de mes dernier cours puisque le reste du travaille se fait sur l’ENT. J’ai donc des textes à étudier, des essais à rédiger et quelques exercices à faire sur des logiciels. 

Rencontrer les autres Erasmus

Il y a un groupe Facebook et un groupe WhatsApp qui réunit tout les étudiants Erasmus de Pori et les tuteurs. Des évènements (activités ou soirées) sont constamment proposés pour que l’on passe du temps ensemble et que l’on apprenne à se connaître.

Nous sommes une trentaine d’Erasmus et malheureusement il y a une quinzaine de français, ce qui n’est pas l’idéal pour progresser en anglais ! Mais j’ai quand même rencontré, entre autres, des italiens, des espagnols, un américain, un coréen, une lituanienne et une hongroise ! 

Des papiers, beaucoup de papiers

Entre les étapes administratives pour l’inscription aux cours, les papiers pour les bourses, les papiers administratifs pour le gouvernement finlandais,… La paperasse occupe une bonne partie du temps ! 

IMG_20190117_144626.jpgDécouvrir Rauma 

Il y a énormément de ville à découvrir en Finlande et avec la compagnie de bus Onnibus, il est simple et pas cher de se déplacer. 

Ce mois-ci, je suis donc allé visiter Rauma, une petite ville à seulement 45min de Pori. Il s’agit d’un vieille ville, dont le centre est surtout fait de bâtiments historiques en bois coloré. Cette ville originale fait partie du patrimoine de l’UNESCO.

Mon ami coréen a d’ailleurs publié une vidéo sur sa chaîne YouTube par rapport à cette journée ! Pour voir sa vidéo c’est ici !

 

IMG_20190112_174031 Match de Hockey.jpgFaire des activités

Le hockey étant l’un des sports les plus populaires en Finlande, il fallait que j’assiste à un match ! L’équipe locale, Porin Ässät, joue régulièrement et on peut assister à un match pour seulement 10€ (place debout, il faut compter 20 euros pour la place assise) ! 

En comptant les trois périodes de jeu, les pauses entre les périodes et les différents arrêts de jeu, le match a duré 3 heures ! Durant les pauses, les finlandais vont vers les différents stands de snacks pour s’acheter des gobelets de saucisses. Il faut alors s’habituer à croiser la plupart des personnes présentes au match avec un gobelet de saucisses dans une main et une canette de Koff dans l’autre. 

J’ai découvert le cinéma en Finlande ! Tout se déroule comme en France, il n’y a pas d’entracte comme en Italie par exemple. Cependant, les prix sont beaucoup plus élevés qu’en France (comme pratiquement tout en Finlande). Il n’y a que 3 tarifs proposés : normal à 14,50€ (ou 13€ selon les films) ainsi que enfants et PMR pour 10,40€…

Ah et autre particularité : les films sont diffusés en anglais avec des sous-titres finnois et suédois ! 

Tester spécialités finlandaises

Quand je fais mes courses, je ne suis jamais sûre de ce que j’achète. Les noms des produits sont écris en finnois et suédois et il n’y a aucune ressemblance avec le français ou l’anglais qui permettraient de saisir vraiment ce qui est dit. Je dois donc me fier aux images des emballages et souvent, je me retrouve à tester des produits finlandais sans en avoir vraiment eu l’intention. 

Cependant, il y a tout de même quelques spécialités que j’ai volontairement essayé, comme les célèbres Karjalanpiirakka, qui sont des petites tartes en forme de barque garnies de riz ou de pommes de terre. J’ai aussi goûté les Korvapuusti (petits gâteau roulé à la cannelle), les salmiakki (réglisses salés), le gloggi (vin chaud), les différentes pâtisseries aux baies rouges et la chaine de Fast Food finlandaise Hesburger. 

Pour le moment, je ne suis pas vraiment séduite par la cuisine finlandaise, mais j’ai encore beaucoup de spécialités à tester !

Prévoir des voyages

L’incontournable voyage à faire en Finlande, c’est bien entendu la Laponie ! Mi-février, nous avons une semaine de vacances et c’est donc pendant cette semaine que la plupart des étudiants décident de partir en Laponie. 

Mais, la Finlande est aussi idéalement située pour visiter la Suède, la Russie, la Norvège, l’Estonie et d’autres pays de l’Europe de l’Est sans se ruiner ! Par exemple, un aller retour en Pologne ne coute que 90 euros avec Finnair ! Il y a aussi la possibilité de prendre un ferry pour visiter d’autres pays, ce qui ne coûtent pas très cher non plus. 

Mes études en Finlande

Bonjour à tous !

Cela fait maintenant trois semaines que j’étudie en Finlande et j’ai pensé écrire cet article pour vous présenter globalement comment s’est passé mon arrivée à Pori et à l’université SAMK.

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Trouver un logement 

Parmis les pays proposés dans ma licence, la Finlande était, il me semble, l’une des seules destinations à fournir des logements aux étudiants étrangers. Et c’est tout de même extrêmement rassurant d’arriver dans un nouveau pays sans devoir s’inquiéter de l’endroit où habiter.

SAMK m’a automatiquement attribué un appartement dans la ville de Pori. Il s’agit d’un appartement pour deux personnes (donc collocation entre étudiants) dans une résidence. La résidence n’est pas située au centre de la ville, mais à 25-30 min à pied de l’université (soit 10-15min en vélo).

Les loyers sont environ de 320 euros par mois, mais cela varie selon les appartements. Par exemple, je paye 311 euros mais d’autres étudiants, qui ont pourtant exactement le même appartement, payent 321 euros. 

Point positif : le chauffage et internet sont compris dans le loyer ! 

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Que se passe-t-il une fois arrivée à Pori (ville où j’étudie) ? 

Cela faisait partie de mes grandes interrogations en arrivant en Finlande : une fois descendue de l’avion, qu’est-ce que je fais ? Comment et quand pourrais-je accéder à mon appartement ? 

Mais, encore une fois, SAMK avait tout prévu avec le système des « tutors ». 

Environ 3 semaines avant votre arrivée en Finlande, un « tutor » va vous contacter pour vous renseignez et vous accompagner dans la préparation du voyage. Ce tutor, qui s’apparente à un parrain en France, est un étudiant de l’université qui va aussi récupérer vos clés, venir vous chercher à la gare et vous emmener à votre nouvel appartement.

Du moins c’est ce qui s’est passé pour tout les autres exchange students, car (vous allez sûrement le remarquer dans ce blog) : j’ai la poisse. Ma tutrice ne m’a jamais contacté avant mon arrivée, j’ai donc dû envoyer des mails à l’université pour avoir son adresse mail et pouvoir la contacter pour savoir quand je pourrais accéder à mon appartement. Puis, elle m’a informée 20min avant mon arrivée à Pori qu’elle ne viendrai finalement pas me chercher. 

Si vous avez peur que cela vous arrive aussi : pas d’inquiétude ! Les autres tuteurs sont adorables et une autre tutrice est venue me chercher avec mes clés pour m’emmener à l’appartement. Le système de tuteur prévoit vraiment tout et nous vous laisse pas tomber. Vous pouvez contacter les tuteurs à n’importe quel moment du séjour pour avoir des renseignements. 

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Les cours en Finlande

Avant que j’arrive en Finlande, on m’avait prévenu qu’ici, les cours sont essentiellement des projets de groupe. Et c’est tout à fait vrai.

Je n’ai pour le moment eu qu’un seul cours théorique et j’étais surprise car aucun étudiant ne prenait de notes. Ce qui est en réalité tout à fait normal, puisque tout les cours enseignés à l’université sont systématiquement publiés sur l’ENT / le Moodle. 

Globalement, au lieu de recopier bêtement des diapos à toute vitesse comme en France, on travaille sur des projets et on discute avec les professeurs.

Par exemple, dans mon cours de Events Management, notre projet de groupe est d’organiser une soirée à la boîte de nuit de la ville ! Au lieu d’apprendre de la théorie, on pratique réellement. Les cours servent donc à nous accompagner dans nos projets. 

Enfin, les enseignants ne sont pas très regardants quant à la hiérarchie. Par exemple, pendant les cours, pouvez manger, boire, rester sur vos téléphones et même garder vos bonnets. Et il ne faut pas les appeler « Monsieur/Madame », ils préfèrent se faire appeler par leurs prénoms.  Bien sûr je ne peux pas affirmer que toute la Finlande fonctionne de cette manière, mais c’est du moins ce qui se passe à SAMK 🙂 

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Comment se déroule l’arrivée à l’université ? 

Une ou deux semaines avant mon arrivée en Finlande, j’ai reçu par mail le programme de la « Orientation Week ». 

Durant cette première semaine, différents intervenants nous présentent le système d’étude en Finlande, nous apprennent à utiliser les différentes plateformes utilisés par SAMK (Moodle, Loki, TimeEdit), nous font visiter l’université et nous aident pour les démarches administratives. 

C’est seulement la semaine suivante que les vrais cours commencent. À SAMK, chaque étudiant choisi ses cours et construit son propre emploi du temps. Ce qui signifie, que même si je suis inscrite dans un programme de « Business Administration », je peux suivre des cours de tourisme, de finance, de marketing ou de langues. Cela permet de vraiment choisir vers quel domaine orienter ses études. Par exemple, j’ai opté pour des cours de communication, de management, de marketing, alors que d’autres étudiants de Business Administration suivent des cours plus orientés sur le business et la finance. 

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Et la culture finlandaise ? 

Dans la résidence où j’habite, il n’y a quasiment que des étudiants étrangers. Alors pour le moment, je ne pense pas avoir était réellement confrontée à la culture finlandaise. Mais j’ai quand même remarquer une particularité : l’amour des règles.

Durant notre semaine d’orientation, la compagnie de logement a fait une présentation et nous a donné des documents. Globalement, ces documents sont surtout toute une liste de règles à suivre. En plus, de nous donner ces documents, l’intervenante nous a lu quelques unes des règles les plus importantes à suivre. Puis, au cas où cela ne suffisait pas, quand nous sommes allés dans les bureaux de la compagnie pour signer nos contrats de logement, ces mêmes listes de règles nous ont à nouveau été données. 

Les tuteurs nous ont ensuite à leur tour rappelé les règles en insistant sur le fait que « We love rules ».

Parmis ces règles, il est par exemple interdit de fumer dans l’enceinte de l’immeuble, balcons compris. Rien d’exceptionnel pour le moment.  Mais cela ne s’arrête pas là !

Il est interdit de prendre de douche entre 22h et 7h. Secouer un tapis sur le balcon est interdit mais allumer un barbecue électrique sur ce même balcon est autorisé…

L’exemple le plus concret est celui des nuisances sonores. Tout comme les douches, il est interdit de faire du bruit entre 22h et 7h. Alors si vous faites une soirée dans la résidence après 22h, les finlandais ne vont pas venir toquer à votre porte et vous demander gentiment de baisser le son. Non : ils appellent directement la police.

 

Bien sûr, il n’y pas que les règles imposées par la compagnie de logement. Il y a énormément de règles et de comportements à adopter en Finlande. La ponctualité est aussi prise très au sérieux. Je pense faire à l’avenir un article entièrement dédié à la culture finlandaise. Je ne vis dans le pays que depuis 3 semaines, ce qui est vraiment trop tôt pour avoir un réel avis sur la culture 🙂

À bientôt !